mercredi 14 juillet 2010

La fête de la Fédération

Un orage s'est abattu sur Paris. Le défilé traditionnel des militaires français s'est déroulé sous une pluie torrentielle. Ce 14 juillet a été si différent de celui de l'année passée (voir ma chronique Un 14 juillet à Paris).
Il n'y avait personne dans les rues parisiennes. Les drapeaux bleu-blanc-rouge qui ornaient les autobus étaient trempés et pendaient lamentablement sur les pare-brises, rappels discrets de cette journée nationale. Dans la matinée, les avions faisaient résonner leurs moteurs dans le ciel parisien. L'après-midi, le tonnerre s'est fait leur écho.

Cette journée pluvieuse rapelait celle du 14 juillet 1790. Car en effet le 14 juillet ne marque pas, comme beaucoup le croient, l'anniversaire de la sanglante prise de la Bastille. Il est, en réalité, la commémoration de ce 14 juillet 1790, appelé Fête de la Fédération, qui eut lieu sous une pluie battante.

Voulu par Lafayette, ce jour a été l'aboutissement d'une multitude d'initiatives nées spontanément sur tout le territoire français. Dès le mois d'août 1789, les fédérations sont apparues dans les communes et les provinces ; et, le 5 juin 1790, l'Assemblée Nationale a approuvé la proposition de la Commune de Paris d'organiser une "Fédération générale". Elle traduisait une aspiration à l'unité et un appel à un cadre stable.

Cette fête a eu lieu à Paris, sur le Champ de Mars, bordé pour l'occasion de deux monticules de terre élevés pour accueillir 400 000 spectateurs.
14 000 fédérés venus de province sont partis de l'emplacement de la Bastille pour se rendre jusqu'au Champ de Mars où La Fayette, capitaine de la garde nationale parisienne, a prêté le serment de la Constitution.
Le roi Louis XVI a ensuite juré de "maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale (...)".
La journée s'est terminé par une immense fête populaire.
La prise de la Bastille et sa révolte populaire semble bien loin.

2 commentaires:

  1. C'était assez drôle de voir tous les beaux militaires dégoulinants. Moins drôle pour eux j'imagine! Quant à moi, j'étais persuadée qu'il s'agissait de la commémoration de la prise de la Bastille. Comme quoi, les maîtresses d'écoles ne sont pas toujours au fait.

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  2. et s'il n'y avait qu'au sujet du 14 juillet que les maitresses d'école et autres profs d'histoire n'étaient pas très "au fait" !...en tout cas, merci de nous éclairer.

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