mardi 26 juillet 2011

Le train et les superwomen

Le train ralentit doucement, puis s'arrête en plein milieu de la voie ferrée, en rase campagne, loin de tout. Surpris mais vite replongés dans leurs livres, magazines ou écrans de téléphone, les voyageurs ne prêtent guère attention à cet arrêt soudain.

Ayant l'habitude de ce trajet, je ne suis pas vraiment inquiète. Pourtant, je vais passer 2 heures 30 coincée dans ce train, sans savoir quand il pourra repartir, écoutant désespérément chaque message du conducteur qui évoque une "durée indéterminée"...

J'avais un programme ultra-serré. Auparavant, des ralentissements sur la ligne de métro m'avaient fait manquer mon premier train. De quoi devenir folle avec les transports ferroviaires.
Mais dans ce wagon, alors que l'après-midi s'écoulait, j'ai fini par me dire - une fois ma fureur bouillonnante passée - que, finalement, nous ne pouvons pas tout maîtriser, que nous dépendons de cette technologie que nous croyons si bien dominer.

Même en prenant toutes les précautions les plus sages, on peut être pris au dépourvu. Le contretemps qui chamboule tous nos projets doit alors être une bonne occasion de refaire le point sur notre tendance, à nous les femmes, à se prendre pour des superwomen.

mercredi 13 juillet 2011

Madrid vs Paris

Madrid s'éveille tout doucement, encore engourdie de sommeil. Il fait déjà chaud. Mais dans les wagons du métro, il fait frais. Ce n'est qu'en sortant sur le quai que l'on mesure l'étouffante chaleur madrilène. Le métro de la ville est propre, lumineux, climatisé. Celui de Paris semble soudain si sale, si sombre, si étouffant.
Passent en boucle sur des écrans les infos du jour. On a le sentiment de ne pas perdre son temps en attendant l'arrivée du train souterrain. Bien plus agréable que le Direct Matin parisien.

Savourer un croissant a la plancha avec un café con leche sur une terrasse ensoleillée à l'heure où les Madrilènes déambulent tranquillement dans les rues.
Comme Paris semble loin, avec ses terrasses aux tables serrées, ses serveurs pressés, ses nuages gris qui masquent (trop souvent) le soleil.

Boire unas copas avec ses amis, puis prendre un taxi pour 4 euros, chose impensable à Paris.

A Madrid, le soir, on voit les étoiles. La pollution parisienne n'est pas arrivée jusque là.

La morcilla de Burgos me manquait. C'est la crise en Espagne - 4 millions de chômeurs - mais quelle volupté, quel bonheur de vivre.