Le motif? L'installation de la Cheikha à l'Académie des Beaux-Arts (l'une des cinq académies composant l'Institut de France et qui compte huit sections d'expression artistique composées de mécènes, artistes et personnalités du monde culturel).
En évoquant l'histoire du calife de Cordoue qui enrichit l'Andalousie d'un grand patrimoine artistique, la Cheikha a voulu montrer qu'un rapprochement entre les idées et la culture est la morale à tirer de cette histoire.
Elle a ensuite parlé de l'art comme valeur essentielle, comme mission noble et éternelle, avant de conclure sur la nécessité de redonner son vrai sens à l'humanité qui est menacée.
De la coupole, nous nous sommes tous dirigés vers la cour d'honneur pour la remise de l'épée à la Cheikha.
Tandis que les Académiciens se tenaient droits dans leurs beaux habits et regardaient avec admiration leur nouvelle consoeur, les proches de l'Emir plaisantaient entre eux. Un sourire étaient sur tous les visages. La réconciliation des civilisations.
Tapis rouge et garde républicaine à nouveau. Puis un décor oriental et des mets plus exquis les uns que les autres. Du sirop de rose, des figues séchées avec du foie gras, des patisseries arabes, du thé.
Dans un coin, Rachida Dati n'arrrêtait pas de discuter, perchée sur ses vertigineux talons.
Il était temps pour moi de quitter les fastes de l'Institut. Saluée par la garde, j'ai franchi le seuil avant de me retrouver dans la foule des touristes qui se massait en face de l'entrée.