Quant à la photo d'un couple enlacé au bord de la mer, elle est celle à l'origine d'Etreintes Brisées: apercevant des amoureux solitaires sur une plage, Almodóvar décide d'imaginer et de raconter l'histoire d'un homme et d'une femme qui se sont aimés. Et le résultat est, à nouveau, digne du réalisateur.
lundi 25 mai 2009
Le nouveau drame d'Almodóvar
Quant à la photo d'un couple enlacé au bord de la mer, elle est celle à l'origine d'Etreintes Brisées: apercevant des amoureux solitaires sur une plage, Almodóvar décide d'imaginer et de raconter l'histoire d'un homme et d'une femme qui se sont aimés. Et le résultat est, à nouveau, digne du réalisateur.
mardi 12 mai 2009
L'Asie contée par un grand reporter
Cette phrase d'Albert Londres (1884-1932) résume bien l'idéal de la profession qu'il exerça pendant plus de trente ans, comme correspondant de guerre puis reporter.
A travers tous ses reportages, Albert Londres informait sur les zones les plus dangereuses ou les plus fragiles du monde et tentait de sensibiliser l'opinion en utilisant des témoignages.
Il s'est ainsi rendu célèbre en traitant des thèmes comme le racisme ou l'oppression de l'être humain, qui restent toujours d'actualité.
Il raconte le Japon millénaire, puis celui d'aujourd'hui avec ses villes comme Tokyo, la "cité décourageante".
Quant au journaliste, il est devenu le père du grand reportage.
mercredi 6 mai 2009
Notre village le Monde
En quelques heures, on apprend qu'une épidémie vient de sévir de l'autre côté de l'Atlantique. Et le lendemain, un mexicain peut débarquer à Orly. La Terre est devenu un "village planétaire".
En voyage au Maroc ou en Russie, on achète à peu de frais des souvenirs locaux, et, ô désespoir! on les retrouve à l'identique dans un petit magasin parisien!
Et dans un coin perdu de l'Inde, des touristes américains retrouvent leur McDonald's national.
dimanche 19 avril 2009
Retour dans le XVIe siècle
lundi 30 mars 2009
Je ne suis plus en Europe
samedi 7 mars 2009
Un poète au quartier latin
Je le rejoins dans un petit café où étudiants et artistes aiment se retrouver.
L'art d'écrire. Ainsi aurai-je pu intituler ces quelques lignes, car en effet c'est bien ce thème que nous avons principalement évoqué durant toute notre discussion.
Ce poète assez atypique me parle de Baudelaire, des deux qualités d'un écrivain (les idées et le style), de ceux qui n'ont vécu que pour la seule passion de l'écriture, de notre époque qui recherche désespérément de nouveaux Racine, Hugo, Balzac, Colette, Rimbaud...
"Pourriez-vous ne plus écrire?" me demande t-il soudain.
Puis, il me tend l'extrait d'un cours du Professeur Bernard Frank de l'année 1979, où je lis le nom de mon interlocuteur. C'était à l'époque où il suivait ses cours au Collège de France. Le maître décrit ainsi son élève qui "dit avoir du mal à écrire, ne peut le faire qu'immédiatement au réveil, avant de se lever, de manger, comme s'il tirait profit de prolonger en quelque sorte "administrativement" la nuit."
J'aime ces contacts informels qui tranforment quelques instants nos existences et nous donnent de nouveaux réflexes. Je ne peux m'empêcher d'aller ensuite flâner dans les librairies du quartier latin. En quête d'un livre. En quête de mots.
Je voudrai terminer en mentionnant l'ouvrage de Jacqueline de Romilly, Dans le jardin des mots, que j'ai relu récemment et que je vous encourage à lire. Elle essaie d'y faire partager son amour de la langue française. À partir d'un mot qu'elle a choisi, elle en précise les racines, les sens et les différentes évolutions. Ainsi, tout en insistant sur la beauté de la langue française, elle veut aussi évoquer les dangers qui la menacent et souligner la nécessité de soigner notre langue!
mercredi 25 février 2009
L'adieu à une collection
dimanche 1 février 2009
Escapade portugaise
L’azur profond du ciel portugais, l’odeur des sardines grillées et du sel de la mer : c’est Lisbonne. Une ville au bord du Tage et tournée vers l’Atlantique qui sort peu à peu de sa somnolence… Un souffle de gaieté imprègne Lisbonne, ses ruelles colorées, son port, ses miradors fabuleux.
Les boutiques vintage et les cafés en vogue du Barrio Alto en sont la preuve. Et le soir, les rues du quartier s’emplissent de jeunes qui boivent un verre et discutent tard dans la nuit en restant sur les trottoirs, devant les bars.
La discrète Lisbonne semble bien décidée à s’affirmer dans un futur proche !
jeudi 22 janvier 2009
L'ère nouvelle de la cigarette
Après avoir vécu un an en Espagne où rien de tout cela n'a encore été mis en place, je suis rentrée en France en trouvant des cafés et des bars sans fumée. J'ai été frappée par la docilité des fumeurs qui sortent affronter le froid pour leur pause cigarette. La santé publique, celle des garçons de café notamment, est favorisée au détriment de la liberté individuelle, celle de fumer n’importe où.
Mais la loi ne porte t-elle pas trop atteinte à cette liberté individuelle? Oui, elle conditionne les fumeurs, cependant il est fondamental que le législateur s'applique à toujours faire primer la protection de la santé publique sur les libertés individuelles.
Il reste une dernière question à soulever: ne va t-on pas vers trop de limitations et d'interdictions?... "Trop de droit tue le droit". On multiplie les campagnes contre le tabagisme, le tabac est devenu tabou…
vendredi 16 janvier 2009
Carmen au Volksoper de Vienne
Je ne pouvais donc m’empêcher d’évoquer cette ville (pour vous).
Carmen de Mérimée étant joué au Volksoper dans le courant du mois de novembre, je me réjouissais à l’idée d’entendre chanter ma langue dans un opéra autrichien ! Voici donc le récit d’une soirée à Vienne… :
Dans la grande salle du Volksoper de Vienne, le public occupe peu à peu les sièges : les dames ont mis leurs plus beaux atours, les messieurs leur plus bel habit. Le grand drapé rouge sur scène annonce déjà les couleurs de la tragédie de Mérimée qui va se jouer sous nos yeux.
On attend avec impatience l’ouverture, on fredonne déjà les airs si connus… Soudain la musique emplit la salle et les chanteurs entament l’histoire ; mais, ô désespoir ! la langue de Molière a été traduite dans celle de Goethe ! Quelle n’est pas notre surprise et notre déception. Cependant, la barrière de la langue semble vite oubliée lorsque s’élève le « ich liebe dich » de Don José… Et voilà qu’apparaît une Carmen provocante, une Carmen sensuelle : Carmen est belle. Les deux premiers actes ne sont que puissance des sentiments, orgueil et force de la séduction. Lorsqu’arrive l’entracte, on reste sur sa faim. Le décor et les costumes sont décidément trop allemands, on a vainement cherché une touche espagnole…
Le troisième acte comble les attentes. C’est la magnificence de l’amour: celui qui aime encore est confronté à celle qui n’aime plus.
Les dernières scènes se déroulent sur un fond drapé de rouge, Carmen a sorti sa plus belle robe de sévillane et son amant, son costume de torero. Ce pourpre évoque à la fois le sang, l’amour et le drame. On connaît la fin mais on n’ose y croire. Don José arrive et il lui dit combien il l’aime. L’air est mélancolique, rempli de désespoir, en même temps que l’aspiration d’être toujours aimé en retour. « Mais moi, Carmen, je t’aime encore. Carmen, hélas moi je t’adore … »
Carmen ne l’aime plus.
Le drame qui se déroule alors sous nos yeux est l’aboutissement d’un échange dialogué, chanté, poussé à l’extrême. José a tout dit, Carmen a tout défendu. Le militaire attire alors soudain l’espagnole contre sa poitrine et la frappe en plein cœur. L’amour a été le plus fort.