mercredi 21 juillet 2010

Harem et miniaturistes impériaux

Après mes chroniques de conseils de lectures sur le XVIe siècle français et sur Paris, voici deux suggestions de romans historiques sur la Turquie.
Avec Mon nom est Rouge, Orhan Pamuk, écrivain turc et prix Nobel de littérature 2006, plonge ses lecteurs dans l'univers fascinant de l'Empire ottoman de la fin du XVIe siècle. Il les amène dans les ateliers des miniaturistes du Sultan, dans les maisons turques, dans les cafés où les conteurs s'aident d'ombres chinoises pour relater leurs histoires, le tout sur fond de trame policière et d'intrigue amoureuse.

Détail de la couverture du roman

À chaque chapitre, un personnage prend la parole: être vivant ou mort- Le Noir, Esther, Shékuré, le Cadavre-, ou objet inanimé- l'Arbre, le Chien, la Mort, l'Argent, le Diable. Seul l'Assassin a double voix, puisqu'on ignore qui il est.
Le lecteur est tenu en haleine jusqu'au bout.

La nuit du Sérail de Michel de Grèce reconstitue la vie du Harem dans le palais de Topkapi à Constantinople, à travers le destin exceptionnel de Nakshidil, favorite du Sultan.
Née aristocrate française et âgée de 15 ans, Aimée Dubuc de Rivery est capturée lors d'un naufrage par des pirates barbaresques et vendue au Dey d'Alger qui l'offre en cadeau au Sultan Abdul Hamid. Elle arrive alors dans le Harem de Topkapi pour n'en sortir jamais et Aimée devient Nakshidil.

Détail de la couverture du roman

Face aux enjeux politiques de l'époque avec Bonaparte, la guerre de Russie et les réformes de l'Empire ottoman, Nakshidil parvient peu à peu à gagner les faveurs de son souverain, ne pouvant se résigner à rester oisive et à se gaver de sucreries à longueur de journée, passe-temps favori du Harem.
On découvre comment les femmes vivaient dans ce "palais dans un palais", avec leurs hamams, leurs secrets de beauté, leurs coutumes. Celles qui se faisaient remarquer du Sultan pouvaient mener une vie heureuse et contribuer même à la vie publique du pays, tandis que les oubliées vivaient recluses, ou en véritables esclaves.

mercredi 14 juillet 2010

La fête de la Fédération

Un orage s'est abattu sur Paris. Le défilé traditionnel des militaires français s'est déroulé sous une pluie torrentielle. Ce 14 juillet a été si différent de celui de l'année passée (voir ma chronique Un 14 juillet à Paris).
Il n'y avait personne dans les rues parisiennes. Les drapeaux bleu-blanc-rouge qui ornaient les autobus étaient trempés et pendaient lamentablement sur les pare-brises, rappels discrets de cette journée nationale. Dans la matinée, les avions faisaient résonner leurs moteurs dans le ciel parisien. L'après-midi, le tonnerre s'est fait leur écho.

Cette journée pluvieuse rapelait celle du 14 juillet 1790. Car en effet le 14 juillet ne marque pas, comme beaucoup le croient, l'anniversaire de la sanglante prise de la Bastille. Il est, en réalité, la commémoration de ce 14 juillet 1790, appelé Fête de la Fédération, qui eut lieu sous une pluie battante.

Voulu par Lafayette, ce jour a été l'aboutissement d'une multitude d'initiatives nées spontanément sur tout le territoire français. Dès le mois d'août 1789, les fédérations sont apparues dans les communes et les provinces ; et, le 5 juin 1790, l'Assemblée Nationale a approuvé la proposition de la Commune de Paris d'organiser une "Fédération générale". Elle traduisait une aspiration à l'unité et un appel à un cadre stable.

Cette fête a eu lieu à Paris, sur le Champ de Mars, bordé pour l'occasion de deux monticules de terre élevés pour accueillir 400 000 spectateurs.
14 000 fédérés venus de province sont partis de l'emplacement de la Bastille pour se rendre jusqu'au Champ de Mars où La Fayette, capitaine de la garde nationale parisienne, a prêté le serment de la Constitution.
Le roi Louis XVI a ensuite juré de "maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale (...)".
La journée s'est terminé par une immense fête populaire.
La prise de la Bastille et sa révolte populaire semble bien loin.

lundi 12 juillet 2010

L'Espagne championne du monde

Hier au Trocadéro le soutien indéfectible des français aux espagnols était palpable partout. Des "viva España" fusaient de toute part tandis que des drapeaux rouge et jaune flottaient dans la foule venue très nombreuse. Dans le bus en direction du pont d'Iéna, un groupe de filles espagnoles chantaient des sévillanes puis, éventail à la main, mettaient au point un lieu de rendez-vous avec leurs compatriotes pour voir le match.

Arrivée au Trocadéro: les carrés d'herbe avaient été pris d'assaut et laissaient peu d'espoir de trouver une place assise... Un chien dans la foule portait un drapeau sur le dos. Des petites filles hollandaises étaient venues encourager leur équipe avec leur papa. Beaucoup de jeunes arboraient fièrement un maillot au nom du joueur espagnol Torres.

Lorsque l'hymne espagnol a retenti, des acclamations se sont élevées. Sur l'écran, les footballeurs hispaniques semblaient émus. Ils n'ont pas été déçus: à la 116e minute de jeu, Andrés Iniesta a marqué le seul but du match qui a donné la victoire à la Roja. Et Iker Casillas, les larmes aux yeux, a reçu la coupe dans ses mains tandis que toute l'équipe exultait.

Photo: El Pais

De retour à Madrid, et après avoir été reçus par le roi puis le premier ministre, les joueurs vont parcourir ce soir les rues de la capitale en bus, depuis Moncloa jusqu'à la Puerta de Toledo, avant de célébrer leur victoire sur un podium géant au Puente del Rey.
Championne d'Europe depuis deux ans, l'Espagne est désormais championne du monde pour la première fois de son histoire.

Photos: leschroniquesdelouise

mercredi 7 juillet 2010

Considérations estivales

Quoi de mieux qu'un bain sur les bords de Seine pendant la chaleur estivale parisienne?
Une piscine en plein air d'où l'on savoure une vue sur le fleuve tandis que l'on muscle son corps. Le temps est presque arrêté sur cette piscine-péniche lorsque, le visage tourné vers le ciel azur, Paris et tout son remue-ménage vous semblent bien loin. Un petit tour sur la terrasse donne presque l'illusion de se trouver dans un club de plage méditerranéen.

En sortant, l'idée de reprendre le métro est à peine supportable... Une bonne astuce est de se placer dans le premier wagon, juste derrière le chauffeur, pour regarder à travers la vitre de séparation le trajet de la ligne aérienne.

Retour dans le quartier des étudiants, là où les bibliothèques ne sont pas encore vides. La Sorbonne fait l'objet de rumeurs et l'on cherche en vain le tournage de la célèbre série américaine Gossip Girl.
Blair, Serena et cie seraient sur les bancs de la prestigieuse université pour le premier épisode de la saison 4. Mais aucune trace de leurs idoles pour les fans français.

Et Paris continue de briller et de faire rêver avec ses défilés de Haute Couture qui, cette semaine, attirent à nouveau des personnes du monde entier.


Photo: leschroniquesdelouise

vendredi 2 juillet 2010

Balcon sur Paris

Montmartre est un village, véritable havre de paix où le décor est parfois surprenant.
On y croise touristes et curieux aux heures les plus chaudes de la journée.
Depuis les ruelles en pente et les escaliers qui grimpent jusqu'à la basilique, on admire la capitale qui s'étend à perte de vue.
Montmartre est un balcon sur Paris.


Photos: leschroniquesdelouise



Leschroniquesdelouise sont sur facebook --> rejoindre le groupe: http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=133289530027451&ref=ts