vendredi 9 septembre 2011

Une nuit très fashion

Fashion Night Paris. DJ's et fringues font bon ménage, coupes de champagnes et VIP envahissent les boutiques de luxe du triangle d'or parisien, Emmanuelle Alt, rédactrice en chef de Vogue Paris, accueille Charlotte Casiraghi chez Balmain.




Photos : leschroniquesdelouise

mardi 26 juillet 2011

Le train et les superwomen

Le train ralentit doucement, puis s'arrête en plein milieu de la voie ferrée, en rase campagne, loin de tout. Surpris mais vite replongés dans leurs livres, magazines ou écrans de téléphone, les voyageurs ne prêtent guère attention à cet arrêt soudain.

Ayant l'habitude de ce trajet, je ne suis pas vraiment inquiète. Pourtant, je vais passer 2 heures 30 coincée dans ce train, sans savoir quand il pourra repartir, écoutant désespérément chaque message du conducteur qui évoque une "durée indéterminée"...

J'avais un programme ultra-serré. Auparavant, des ralentissements sur la ligne de métro m'avaient fait manquer mon premier train. De quoi devenir folle avec les transports ferroviaires.
Mais dans ce wagon, alors que l'après-midi s'écoulait, j'ai fini par me dire - une fois ma fureur bouillonnante passée - que, finalement, nous ne pouvons pas tout maîtriser, que nous dépendons de cette technologie que nous croyons si bien dominer.

Même en prenant toutes les précautions les plus sages, on peut être pris au dépourvu. Le contretemps qui chamboule tous nos projets doit alors être une bonne occasion de refaire le point sur notre tendance, à nous les femmes, à se prendre pour des superwomen.

mercredi 13 juillet 2011

Madrid vs Paris

Madrid s'éveille tout doucement, encore engourdie de sommeil. Il fait déjà chaud. Mais dans les wagons du métro, il fait frais. Ce n'est qu'en sortant sur le quai que l'on mesure l'étouffante chaleur madrilène. Le métro de la ville est propre, lumineux, climatisé. Celui de Paris semble soudain si sale, si sombre, si étouffant.
Passent en boucle sur des écrans les infos du jour. On a le sentiment de ne pas perdre son temps en attendant l'arrivée du train souterrain. Bien plus agréable que le Direct Matin parisien.

Savourer un croissant a la plancha avec un café con leche sur une terrasse ensoleillée à l'heure où les Madrilènes déambulent tranquillement dans les rues.
Comme Paris semble loin, avec ses terrasses aux tables serrées, ses serveurs pressés, ses nuages gris qui masquent (trop souvent) le soleil.

Boire unas copas avec ses amis, puis prendre un taxi pour 4 euros, chose impensable à Paris.

A Madrid, le soir, on voit les étoiles. La pollution parisienne n'est pas arrivée jusque là.

La morcilla de Burgos me manquait. C'est la crise en Espagne - 4 millions de chômeurs - mais quelle volupté, quel bonheur de vivre.

lundi 20 juin 2011

Soleil de Méditerranée

Comme il fait bon vivre dans le Sud. Et comme Paris semble gris après une escapade vers le soleil de Méditerranée... Les plages attirent déjà les baigneurs, sans que les touristes aient encore envahi ces espaces de tranquillité. Les jardins vibrent au son des tondeuses à gazon, les fenêtres reflètent les rayons de lumière qui les éblouissent aux heures les plus chaudes de la journée, le ciel azur respire la félicité.



Photo: leschroniquesdelouise

lundi 13 juin 2011

Orientalisme à Orsay

La salle "Orientalisme" au Musée d'Orsay était fermée la dernière fois que j'y ai mis les pieds. Cette fois, je découvre des scènes et des décors plus vrais que nature. Ô surprise en pénétrant dans la pièce: une caravane d'hommes et de dromadaires arrive vers moi. Elle avance sous le soleil écrasant du désert, dans le silence des dunes.

Plus loin, des éléphants se désaltèrent à l'heure où le jour s'éclipse. Sur fond de ciel ocre, ils trempent leur pattes et leur trompe dans le fleuve.

Direction la Turquie, au début de l'après-midi, quand les habitants d'un village bavardent au bord de l'eau.

Le restaurant du musée éblouit le visiteur avec ses peintures, ses lustres, son plafond doré. Rien de mieux qu'une pause thé pour regarder tomber la pluie sur Paris.



Photos: leschroniquesdelouise

lundi 6 juin 2011

Un peu d'Europe et d'Espagne à Bruxelles

Statues géantes, colonnes de colosse, escaliers de taille... Le Palais de justice de Bruxelles est le plus grand au monde, avec une superficie dépassant celle de Saint Pierre de Rome. Un travail de titan, inauguré sous le règne de Léopold II. Si le dimanche les immenses couloirs de l'édifice résonnent de silence, il est facile d'imaginer les avocats et juges circuler au sein de cet impressionnant lieu de justice durant la semaine.

Du haut de la colline qui surplombe Bruxelles, le Palais de justice se refait une beauté.


Un petit air d'Espagne flottait dans la capitale belge ce week-end... La feria qui avait pris ses quartiers sous le célèbre atomium bruxellois accueillait stands de paella, tapas, sangria et mojitos tandis que les exilés hispaniques applaudissaient les danseuses de sevillanas qui tournoyaient dans leurs robes à volants, fleur plantée dans leurs cheveux de jais.


Bruxelles et l'Europe. L'Europe à Bruxelles. Les drapeaux des pays membres de l'UE flottent fièrement devant le Parlement européen, sous le soleil de juin et la chaleur écrasante qui enveloppe la ville. L'architecture des bâtiments éclate de sa superbe devant l'œil tout neuf du visiteur.


Mais dans les rues plus éloignées du centre de la capitale, l'Europe est loin. Les maisons bruxelloises rappellent les spécificités d'un pays que l'Union européenne n'a pas (encore) changé.



Photos: leschroniquesdelouise

mercredi 13 avril 2011

A Libé, montez à la terrasse s'il-vous-plaît

Au-dessus des toits de Paris. Le matin, sur la terrasse des bureaux de Libération. Le quotidien a la particularité d'avoir pris ses quartiers dans un ancien parking. La rampe d'accès est restée le point central de l'édifice. Dans chaque service, les piles de livres et de journaux ont remplacé les voitures. Au 8e, la terrasse prend des allures de fumoir avec vue sur la ville.


L'après-midi, depuis le chantier de restauration des façades du Palais Royal. Les ouvriers ont vidé les lieux. Les pierres silencieuses se sont refait une beauté. Tout en haut des échafaudages, un décor grandiose attend le visiteur.




Photos: leschroniquesdelouise

jeudi 31 mars 2011

Dans l'appartement d'une parisienne

Vernissage à la Galerie des Galeries Lafayettes. Il est 19h15 et la salle d'exposition n'est pas encore pleine. On pénètre dans l'appartement d'une parisienne fictive, absente de ce décor qu'elle semble avoir quitté quelques minutes plus tôt.
Le Monde
est déplié, abandonné sur le canapé; les tiroirs de sa coiffeuse sont encore ouverts laissant voir ses secrets de beauté. Dans la chambre à coucher, des mots manuscrits laissées par l'entourage de cette femme insaisissable ornent le mur.
La voix de l'acteur Stanislas Merhar laisse des messages sur le répondeur de l'occupante des lieux.

Sofia Achaval et Thibault de Montaigu - commissaires de l'exposition -sont assaillis par leurs invités. Le couple valse de groupe en groupe. Lui, l'écrivain. Elle, la styliste. Il est brun et Français, elle est blonde et Argentine.
Le groupe des artistes ayant participé à la reconstitution de cet appartement imaginaire se fait prendre en photo. Bertrand de Saint Vincent déambule dans la foule et salue des amis. L'évènement sera sans doute l'objet de son prochain "Sur invitation" du Figaro et Vous.
Un passage relie la salle au magasin où les invités se pressent autour du buffet. D'autres préfèrent jeter un coup d'œil sur l'étalage de livres sélectionnés pour l'occasion. Le guide de La Parisienne par Inès de La Fressange trône en bonne place.

Des coupes de champagne vides sont abandonnées un peu partout. Il est 20h35 et la jet-setteuse Eugénie Niarchos fait son entrée. Dommage elle est venue sans sa grande amie Charlotte Casiraghi. Il est 20h55 et la salle est encore pleine.

vendredi 25 mars 2011

De l'espace aquatique au hammam

Le soleil printanier réchauffe les côtes méditerranéennes et les prépare à l'été.

Les baigneurs ne sont pas encore sur les plages mais ils envahissent gracieusement les espaces aquatiques, d'où ils peuvent admirer les palmiers et les sommets encore enneigés. Jacuzzi géant et bassins avec cascades sont synonymes de délassement. Là-bas, le plus relaxant reste sans conteste le hammam et ses délices orientaux. Il faut entrer dans une salle surchauffée et floue de fumée où des bancs en marbre courent tout le long des murs. Ils attendent les visiteurs dans le silence de cette humidité étouffante. Point de paroles dans cette petite pièce où l'on pourrait se croire plongé dans un rêve des mille et une nuits.

Il suffit de fermer les yeux pour revoir les murs nus d'un hammam de Turquie, les grandes marches en marbre, les robinets d'eau avec leurs petits lavabos à même le sol et les masseuses souriantes. Ne sachant pas un mot de français ni d'anglais, elles content quelques histoires en turc. Un puit de lumière entre par le plafond et dévoile un coin de ciel stambouliote.

Le soleil a disparu et la mer est fade. Les vagues se fracassent sur le sable sous un ciel gris décidément peu convenable à ce paysage méditerranéen.


Photos: leschroniquesdelouise

dimanche 20 mars 2011

Bonnes espagnoles et bourgeois coincés

La comédie de Philippe Le Guay dévoile le Paris des années 60 quand les bonnes espagnoles occupaient le dernier étage des beaux immeubles haussmaniens. Une bande joyeuse d'actrices ibériques pimentent tout le film et leur naturel provoque des éclats de rire.
Carmen Maura ("Talons aiguilles", "Femmes au bord de la crise de nerfs", "Volver") est la tante de Maria, la nouvelle bonne des Joubert. Le couple bourgeois vient de se séparer de sa domestique bretonne et a décidé d'être à la mode, car "aujourd'hui, tout le monde a une espagnole à son service".
"Monsieur Jean-Louis" (Fabrice Luchini) - comme l'appellent gracieusement les habitantes du 6e étage depuis qu'il a fait déboucher leurs toilettes - tombe vite sous le charme de Maria et du folklore de son pays. Entre dîner de paella et messe à la paroisse espagnole de la rue de la Pompe, il tente de pénétrer dans un monde simple et plein de joie de vivre, ce qui lui était jusqu'alors bien inconnu.
La scène où il essaie de prononcer la fameuse "jota" de jamón ou encore lorsque Dolores vient téléphoner vers l'Espagne depuis l'appartement des Joubert, restent inoubliables.
Fabrice Luchini finit par partager le quotidien de ces immigrées espagnoles, tandis qu'une Sandrine Kiberlain très coincée, voit la situation - et son mari - lui échapper complètement...


Voir la bande annonce: Les femmes du 6e étage

lundi 14 mars 2011

Où sommes-nous?

On pourrait croire que cette photo a été prise au Japon, peut-être bien dans le centre de Tokyo ou d'Osaka. L'actualité récente pousse à y penser: l'île du Soleil Levant et ses incroyables édifices sont au cœur d'un drame devenu mondial. Le séisme, le tsunami, le nucléaire... Jusqu'où la catastrophe va-t-elle nous entraîner?
En attendant constatez vous-mêmes: la photographie a bel et bien été prise à Paris!


Photos: leschroniquesdelouise


samedi 5 mars 2011

Fashionistas et podiums

Semaine de la mode à Paris. Tandis que sur les podiums on présente les collections automne-hiver 2011, l'ouverture d'un espace éphémère rue Saint-Honoré attire le monde de la mode. La maison Chanel et le concept-store parisien Colette ont décidé de s'associer pour la première fois. On y trouve des vêtements, des sacs, des casques de moto, des appareils photo Leica, ainsi que d'autres accessoires de mode, et même des cupcakes à l'entrée. Cette collaboration de la maison de la rue Cambon et de Colette prendra fin au terme de la Fashion Week. A découvrir absolument.

Mais le plus grisant durant cette Fashion Week reste la sortie des défilés avec les tenues vestimentaires les plus sensationnelles, les VIP et leurs grosses lunettes noires, les rédactrices de mode toujours pressées de filer à un autre défilé.

Kanye West arrive au défilé Balmain sous les flashes des photographes. Avec son blouson, le rappeur aurait choisi de rendre hommage à Michael Jackson...


A l'entrée du défilé Dior vendredi après-midi au Musée Rodin. La rue de Varenne a été fermée à la circulation face au déferlement médiatique. Le licenciement de John Galliano alimente toutes les conversations.


Le célèbre photographe Mario Testino est interviewé à la sortie du défilé Balmain


Séance photos avant d'entrer chez Dior


Anna dello Russo, rédactrice en chef du Vogue japonais, est l'un des visages les plus photographiés des Fashion Weeks

Franca Sozzani, rédactrice en chef du Vogue italien se presse pour le défilé Martin Margiela au Palais de Tokyo


Samedi après-midi, autour de Saint-Germain-des-Prés, l'évènement tendance de la journée est la distribution du Manifesto d'Yves Saint Laurent. Glissé dans un sac en coton imprimé collector, il présente la collection de la maison printemps-été 2011.
"J'offre une autre perspective d'une maison de luxe à une audience plus large", a déclaré Stefano Pilati, directeur artistique d'Yves Saint Laurent. Pour sa huitième édition, le Manifesto a également été distribué dans les rues de New-York, Londres, Milan, Tokyo, Hong Kong et, pour la première fois, Los Angeles.





Photos: leschroniquesdelouise

lundi 28 février 2011

Lacroix évoque les femmes d'Orient

Musée du quai Branly. Le couturier Christian Lacroix a sélectionné des costumes et parures venus d'Orient à l'occasion de l'exposition "L'Orient des femmes".
Pour le plus grand plaisir des yeux, des robes brodées de fils multicolores jalonnent les salles sombres du musée. De la Syrie à la Palestine, les femmes ont porté ces vêtements traditionnels. Aujourd'hui, les tenues occidentales ont pénétré leurs modes de vie.

Les nostalgiques ne pourront que relire Le désert de Pierre Loti lorsqu'il évoque ces femmes qui semblent si inaccessibles. "Quand elles soulèvent, pour mieux nous voir, leurs voiles d'un bleu sombre saupoudré de gouttes de pluie, on dirait des châsses: leurs figures sont cachées sous des réseaux de corail et d'argent, à travers lesquels elles nous regardent et qui descendent en pendeloques brillantes sur leurs gorges..."

Cette exposition se raccroche si bien à l'actualité. Le monde arabe aspire à un modèle politique occidental, mais il ne doit pas pour autant oublier ses racines et sa culture. Christian Lacroix rappelle très justement que "ce qui dissimule ces femmes les raconte bien mieux que n'importe quelle mode occidentalisée".



Photos: leschroniquesdelouise