samedi 18 décembre 2010

Souvenirs d'Irlande

Mon séjour dublinois touche à sa fin. Que restera t-il de ces trois mois irlandais?
Les irish coffee, les guinness, les châteaux et légendes celtiques, les portes colorées de Dublin, les bus à deux étages, les parcs, les concerts de musique traditionnelle dans les pubs, le thé et les scones.





Dessins: Sophie Bordeaux



Bye bye Dublin.


Pictures by leschroniquesdelouise

mardi 14 décembre 2010

Don't starve and get in

In Dublin, there is the best fast food I have seen in my life. Great music, crispy bread, nice staff, very good fries and the best Hamburgers in the city!

Eddie Rocket's célèbre cette année ses 21 ans. Qui était Eddie? Un Irlandais qui adorait les fifties et a voulu créer un restaurant américain à cette image.
Sur fond d'ambiance rétro et de musique des 50's aux 70's, vous croyez entrer dans le monde de Grease. John Travolta pourrait bien entrer tout à coup avec ses copains et leurs blousons en cuir.

The Beach Boys, the Rubettes, the Beatles rythment votre dîner. Le coca-cola est servi dans de grands verres en plastique. Gros fauteuils et banquettes en cuir rouge vous donneront envie de rester là pour la soirée.



Photos: leschroniquesdelouise

vendredi 3 décembre 2010

Un manteau blanc pour l'Irlande

Il neige à Dublin depuis cinq jours et la ville semble coupée du monde. Mais pas le moins du monde inquiète. Dans son grand manteau blanc, elle continue, paisible, ses préparatifs de Noël. Rien n'a changé et pourtant tout est si différent. Les maisons aux portes colorées et leurs petits jardins ressemblent à des gâteaux à la crème auxquels on voudrait goûter. Les routes blanches semblent mener vers des mondes enchantés.

Hier soir, la ligne de tram au sud de la capitale était interrompue tant les rails étaient encombrés de neige. La seule solution était de prendre le chemin de la ville à pied, en marchant sur les voies du tram. Dans les deux sens, chacun marchait tranquillement, en discutant, en lançant des boules de neige, en téléphonant: "j'arrive bientôt à la maison". Les Irlandais sont si sereins face à cette situation exceptionnelle. Ils semblent se délecter dans cette atmosphère bien appropriée pour Noël.

En arrivant en ville, on retrouvait l'animation commerciale, les illuminations de Noël.
Dans un pub en début de soirée, un feu crépitait dans la cheminée, tandis que des visiteurs franchissaient le seuil de la salle transis de froid. La neige s'accrochaient à leurs manteaux et bonnets.
Pour combien de temps encore la verte Irlande restera t-elle sous son grand manteau blanc?



Photos: leschroniquesdelouise

mardi 30 novembre 2010

Mary McAleese au Dublin castle

Lundi après-midi dans la cour du Dublin castle. Les policiers sont au garde à vous, les journalistes, caméra sur l'épaule. Ils sont peu nombreux. Ils attendent pourtant un hôte de marque. "La présidente arrive dans deux minutes", lâche l'un d'eux. Une superbe voiture pavoisée aux couleurs de l'Irlande et de l'Europe franchit les grilles. Mary McAleese sourit à travers la vitre sombre du véhicule. Un militaire en grande tenue lui ouvre la porte. Juste le temps de faire quelques clichés et la présidente est déjà hors de vue.


Photos: leschroniquesdelouise

mercredi 24 novembre 2010

L'horizon incendié de Dublin

Il y a quelques jours, je suis allée visiter la Guinness House, grand building aménagé pour les touristes, au milieu des bâtiments de la célèbre brasserie de Dublin. J'avoue que j'étais plutôt réticente au départ. Quel intérêt à voir quelques panneaux explicatifs sur le processus de fabrication de la guinness? Ce ne pouvait être qu'un "attrape-touriste". Non merci.

Mais j'étais loin de me douter que le clou de la visite me laisserait sans voix. J'ai eu le plaisir de déguster une pinte face à cette vue!

Il était à peine 16h et déjà le soleil disait bonsoir à la ville. Il partait se cacher derrière les montagnes du Wicklow en incendiant l'horizon.
Dans le bar circulaire et entièrement vitré, chacun savourait cette vue imprenable sur Dublin avant que les lumières de la capitale ne soient plus que les seuls points de repère du paysage.


Photos: leschroniquesdelouise

samedi 20 novembre 2010

Froide beauté

Lorsque j'ai visité la National Gallery de Dublin, j'ai été frappée par cette statue qui trône dans les salles de peintures irlandaises, seule sculpture au milieu des tableaux.
Cette fille est là, dans un coin, tremblant d'épouvante ou de froid, drapée dans son châle.
Elle semble prise au plus fort d'une tempête quand la salle autour d'elle est plongée dans le silence. Seuls les visiteurs déambulent devant elle, s'extasient devant une peinture ou pressent le pas pour gagner la salle suivante.
Les plis de son châle, les mèches de ses cheveux secouées par un vent invisible, donnent presque vie à cette fille pourtant figée dans la sculpture.
Elle est fragile et superbe dans sa froide beauté.


Photos: leschroniquesdelouise

mercredi 10 novembre 2010

Un peu d'Espagne dans la verte Irlande

Au sud de Dublin, à Dundrum, c’est l’inauguration ce soir d’un restaurant aux allures espagnoles. Une salle dont les murs en pierre sont illuminés par de nombreuses bougies accueille les visiteurs. Tapas et vins rouges sont au rendez-vous pour le plaisir des Irlandais en quête d’un peu de sud. « Olé ! » entend-on clamer depuis la première partie de la salle. Deux brunes danseuses ibériques font claquer leurs talons sur le parquet, et tournoient avec leurs grands châles frangés. Un guitariste accompagne leurs pas de sevillanas. Comme l’Espagne est loin, mais comme elle semble proche ce soir. On croirait presque être dans un de ces tablaos de Séville où les gitans chantent des airs tristes et lents durant les chaudes soirées andalouses.

Des serveuses très souriantes remplissent régulièrement les verres des invités d’un délicieux Rioja. Tandis que le gérant du restaurant prononce quelques mots de bienvenue à ses hôtes, deux garçons au style définitivement ibérique s’assoient et acclament les danseuses. A la table voisine, les tapas défilent et l’on veut tout goûter. Des pintxos aux raciones. Puis des churros et du chocolat espagnol. Quel dommage que les voisins de table ne parlent pas castillan.

Une rédactrice de mode irlandaise et sa fille aux cheveux bleus dénotent dans cette ambiance typiquement ibérique. Elles rappellent soudain que cette soirée n’est qu’une parenthèse dans le quotidien dublinois et sa grisaille irlandaise.

Photos: leschroniquesdelouise

vendredi 29 octobre 2010

Les terres du bout du monde

La fin du mois d'octobre est certainement le plus beau moment de l'année pour découvrir l'Ouest de l'Irlande. L’automne s’est emparé de la nature et l’a parée de ses plus belles couleurs. L’ocre et le rouge sont les teintes chaudes qui annoncent les froides journées d’hiver.
Mais surtout, les landes du Connemara sont le couronnement d'un road trip aux alentours de Galway.

J'ai aimé les grandes étendues battues par le vent et la pluie qui vous donnent l'impression d'être au bout du monde, loin de tout.

J’ai aimé les faibles rayons de soleil qui percent à travers les lourds nuages gris du Connemara.

J'ai aussi aimé le soin qu'ont les irlandais à ne pas envahir leurs paysages de constructions et installations pour touristes en manque de (leur) vie citadine.

J’ai aimé la majestueuse abbaye de Kylemore, le château le plus romantique que je connaisse. Il surgit au détour de la route, juste au moment de passer un petit pont. Il est là, fier et pourtant si humble dans le décor grandiose qu'il s'est choisi.

J'ai aimé l'arc en ciel qui a traversé le ciel du Connemara. Véritable pont d’union entre la grisaille et la lumière du soleil.

J’ai aimé les moutons qui paissent dans les prés et grimpent sur les collines les plus pentues. Ils sont les symboles forts de cette région si tranquille.

J’aime le décor féérique, presque magique du Connemara. Une pointe de mystérieux jaillit de ses lacs et de ses montagnes.


Photos: leschroniquesdelouise

lundi 25 octobre 2010

Jockeys et chevaux à Leopardstown

Une après-midi à Leopardstown, dans la banlieue de Dublin. Les courses de chevaux y battent leur plein. Les arbres rougeoient et les dublinois se pressent au champ de course pour parier.
Les jockeys discutent avec leur entraîneur avant de monter sur leur cheval, sous les yeux d'une foule d'habitués qui courent ensuite trouver une place dans les gradins.


A 13h55, la première course démarre. Debout, les spectateurs suivent des yeux leur monture favorite avec des jumelles ou boivent leur bière nerveusement.
Tout va très vite, si vite. Le jockey rose est rattrapé par le bleu, et les chevaux atteignent déjà l'arrivée sous les acclamations de la foule.



L'après-midi va être rythmée par des courses chaque demi-heure. Les spectateurs vont tour à tour admirer les cavaliers et leurs montures de l'autre côté du bâtiment, puis revenir sur le champ de course pour parier et encourager.

Il est 16h et les jockeys montent en selle, tandis que le faible soleil d'octobre laisse place aux nuages. La pluie n'est plus très loin.


Photos: leschroniquesdelouise

mercredi 13 octobre 2010

Chopin s'invite à Dublin sous les couleurs du Brésil

6 pm, Kildare Street.
Une pluie fine tombe sur Dublin lorsque les invités gravissent les marches du Royal College of Physicians d'Irlande. Ils se sont pressés de répondre à l'invitation de l'ambassade du Brésil pour un récital de Chopin avec le célèbre pianiste brésilien Arthur Moreira Lima.

Tout le gratin diplomatique et dublinois, en grande tenue, traverse les couloirs du majestueux College et rejoint la salle du concert où un piano à queue trône devant les chaises rouges. Deux messieurs parlent en portugais, deux autres en anglais. Une dame en robe longue s'assoit dans les premiers rangs marqués "réservés".
Bientôt l'hôte de marque fait son entrée, en queue de pie, applaudi par le public avide de musique. L'ambassadeur du Brésil se lève et, devant le drapeau de son pays, présente en quelques mots l'illustre musicien qui, après des études à Moscou et Paris, s'est produit dans le monde entier.

Un immense silence envahit soudain la salle et le pianiste commence à jouer. Il interprète ce soir essentiellement du Chopin. Polonaise, Sonate, Marche Funèbre, il est transporté par sa musique et transporte son auditoire avec lui. Pianiste depuis l'âge de six ans, la musique n'a plus de secret pour lui et il la fait vivre en même temps que ses doigts courent sur le clavier.
Voici qu'il enchaîne des Valses et termine la première partie de cette soirée par la Valse op 64 n°2. Un véritable enchantement.
A l'entracte, quelques retardataires s'empressent de trouver des chaises restées vides, tandis que d'autres courent se rafraîchir au buffet.

Arthur Moreira Lima sourit lorsqu'il entre à nouveau dans la salle et entame la deuxième partie de son récital. Chopin est toujours au programme. Ballade, Mazurchas et Scherzo. Mais le pianiste a choisi de jouer une valse d'Ernest Nazareth puis la "Festa no Sertão" d'Heitor Villa-Lobos pour terminer la soirée. Avec ces deux derniers morceaux, il lance une invitation au public à voyager dans son Brésil natal. Chaque invité semble fasciné, ému. Et ne cesse d'applaudir le musicien qui achève son récital.

En quittant la salle, chacun salue des connaissances, les mondanités vont bon train devant les buffets. Afin de se remettre de ses émotions musicales, rien de mieux qu'un verre de vin rouge que l'on savoure avec délice au pays de la bière.

jeudi 7 octobre 2010

Silence on tourne!

Ambiance de Noël devant chez Vuitton

Dans les rues de Dublin, une foule curieuse et amusée regarde le tournage du téléfilm "Three Wise Women".
Un Père Noël, un sapin, deux filles qui se disputent devant la caméra, le tout produit une drôle d'ambiance dans le quartier. L'actrice irlandaise Amy Huberman captive toute l'attention du public.



Film d'époque dans la cour du Dublin Castle

Une averse oblige les acteurs à interrompre le tournage et à se réfugier sous les arcades du château.



Photos: leschroniquesdelouise