dimanche 27 juin 2010

Kris Van Assche

Quelques clichés pris vendredi à l'entrée du défilé de Kris Van Assche, lors de la fashion week Homme à Paris.


Photos: leschroniquesdelouise

lundi 14 juin 2010

Paris après la pluie

Le mois de juin avec sa période d'examens remplit les bibliothèques parisiennes de nombreux étudiants, pourtant avides de vacances et de soleil. Quel soulagement alors de voir sans cesse la ville teintée de gris et la chaleur estivale grande absente de ces journées pluvieuses.
Lorsqu'un orage s'est abattu sur Paris dans l'après-midi, les têtes studieuses regardaient désespérément les toits vitrés de la bibliothèque où l'eau ruisselait abondamment. Un grand silence pénétrait la salle aux rayonnages pleins de livres et aux longues tables éclairées.

En fin de journée, juste en sortant, les étudiants se retrouvaient au milieu du tournage d'un film. Cameramen et micros envahissaient le trottoir, juste en face du Panthéon. "Action!" cria t-on, au moment où une étudiante traversait la scène. Les deux acteurs qui attendaient impatiemment de commencer à jouer, étaient furieux.

Au loin, le Luxembourg. Quelques rayons de soleil un peu timides risquaient une percée au-dessus du jardin, tandis que les pavés de la rue étaient encore tout mouillés. Paris après la pluie.

dimanche 6 juin 2010

Vibrer avec Mozart

Tandis qu'une chaleur étouffante règne sur Paris, la fin d'après-midi s'étire lentement sous la menace d'un orage. Derrière la place de Catalogne, l'église de Notre-Dame du Travail s'emplit peu à peu d'une foule nombreuse, venue pour écouter un concert : le Requiem de Mozart.

L'architecture n'est pas belle. Les voûtes sont soutenues par des piliers de fer et d'acier, tels ceux qu'ont trouve dans une gare ou une usine. Drôle de cohabitation avec le sacré du lieu.
Pourtant ce soir, dès que la musique s'élève, la beauté des notes de Mozart fait vite oublier le manque d'harmonie dans l'église.

Les choristes sont en noir. Les musiciens en blanc. Chacun retient son souffle quand les violons se mettent à jouer, puis les violoncelles. Le choeur alors commence à chanter, les ténors et les basses d'abord, les sopranes et les alti ensuite. La musique s'envole, puissante, et remue jusqu'au plus profond de son être celui qui, à ce moment précis, écoute le Requiem.
Les quatre solistes s'avancent à présent et, tour à tour, chantent leurs morceaux tandis que le choeur reprend en puissance.

Pendant plus d'une heure, cette dernière oeuvre de Mozart -qu'il ne put achever avant sa mort et fut complétée par la suite- ravit, bouleverse, fait vibrer l'auditoire tout entier.
Voilà que les archets des violons s'agitent, les mains courent à toute vitesse sur les cordes des violoncelles.
La prière pour les morts se termine. Et le public se lève et n'en finit pas d'applaudir le choeur et l'orchestre.

mardi 1 juin 2010

Revoir Rebecca

J'ai revu récemment le film Rebecca, adpaté par Alfred Hitchcock du célèbre roman de Daphné du Maurier. Un magnifique long-métrage où le réalisateur a réussi à restituer l'ambiance propre aux livres de l'auteur.

La nouvelle Madame de Winter, jouée par la charmante Joan Fontaine, est frêle et innocente. Elle ne parvient pas à se sentir chez elle dans sa demeure de Manderley. Tout rappelle l'épouse disparue dans un naufrage quelques années plus tôt et dont Maximilien de Winter semble ne s'être jamais remis.
Ceux qui l'ont connue vantent l'intelligence et la beauté de la défunte Rebecca qui hante encore la maison et les êtres qui l'ont aimée.
Tout au long du film, Max de Winter, incarné par l'élégant Laurence Olivier, parvient à faire douter de la véracité de ses sentiments pour son épouse. Celle-ci, malgré ses maladresses et sa gaucherie, ne va pas tarder à découvrir le terrible secret qui ronge son mari.

C'est un film à voir ou à revoir absolument. Une histoire d'amour en noir et blanc, dont la beauté, le mystère et le dénouement vous laisseront sans voix.