mardi 27 janvier 2009

Défilé d'un soir


Lundi, le couturier Georges Hobeika présentait sa collection pour la saison printemps-été 2009 dans le salon Vendome de l'hôtel Georges V. Invitée par une amie, j'ai répondu présente pour voir ce défilé de haute couture.

J'avais déjà suivi la fashion week de Paris en septembre, et j'avoue que l'univers de la mode est fascinant par sa spécificité, son originalité et tout ce qui s'y raccroche.

Un défilé de mode n'est pas un évènement anodin: tous ceux qui y assistent ont une raison bien particulière de voir cette collection à ce moment-là, ou d'être vu à cette présentation. Un défilé de mode commence la plupart du temps en retard; on attend les invités de marque qui arrivent sous les flashs des journalistes.
Lorsqu'enfin les lumières se tamisent et que la musique commence, les mannequins commencent de défiler. On prend des notes, des photos, on sourit, ou on reste dubitatif. Le couturier couronne son défilé en venant saluer la salle.



La majorité des gens pensent que la mode n'est pas faite pour eux, pourtant elle nous concerne puisque tout ce qui est présenté dans les défilés influence ensuite les marques les plus basiques et ensuite, nos garde-robes.

Photos: leschroniquesdelouise

jeudi 22 janvier 2009

L'ère nouvelle de la cigarette

Récemment, j’ai revu des vieux films en noir et blanc, notamment Les Enchainés d’Alfred Hitchcock (1948) et Gilda de Charles Vidor (1947) – que je vous recommande !-, et j’ai remarqué que les acteurs fumaient beaucoup tout au long des scènes. Il semblerait que les mentalités et les pratiques aient bien changé... En effet, la loi anti-tabac a fêté sa première année d’entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Nous sommes dans une nouvelle ère de la cigarette !

Après avoir vécu un an en Espagne où rien de tout cela n'a encore été mis en place, je suis rentrée en France en trouvant des cafés et des bars sans fumée. J'ai été frappée par la docilité des fumeurs qui sortent affronter le froid pour leur pause cigarette. La santé publique, celle des garçons de café notamment, est favorisée au détriment de la liberté individuelle, celle de fumer n’importe où.

Mais la loi ne porte t-elle pas trop atteinte à cette liberté individuelle? Oui, elle conditionne les fumeurs, cependant il est fondamental que le législateur s'applique à toujours faire primer la protection de la santé publique sur les libertés individuelles.
Il reste une dernière question à soulever: ne va t-on pas vers trop de limitations et d'interdictions?... "Trop de droit tue le droit". On multiplie les campagnes contre le tabagisme, le tabac est devenu tabou…

vendredi 16 janvier 2009

Carmen au Volksoper de Vienne

Après un voyage dans la capitale autrichienne en novembre dernier, j’ai voulu approfondir la découverte de cette ville car je dois dire qu’elle m’a séduite ! Je viens de lire Le roman de Vienne de Jean des Cars et la biographie de l’impératrice Elisabeth d’Autriche d’Egon Corti. Deux livres riches d’histoire et d’anecdotes diverses sur Vienne. Autrefois point de mire de toute l’Europe, capitale de la grande Marie-Thérèse, puis berceau de la valse, Vienne est aujourd’hui comme l’ombre d’un passé éclatant de beauté et de gloire. Les guerres et le temps ont contribué à l’éclatement de l’empire austro-hongrois…

Je ne pouvais donc m’empêcher d’évoquer cette ville (pour vous).


Carmen de Mérimée étant joué au Volksoper dans le courant du mois de novembre, je me réjouissais à l’idée d’entendre chanter ma langue dans un opéra autrichien ! Voici donc le récit d’une soirée à Vienne… :

Dans la grande salle du Volksoper de Vienne, le public occupe peu à peu les sièges : les dames ont mis leurs plus beaux atours, les messieurs leur plus bel habit. Le grand drapé rouge sur scène annonce déjà les couleurs de la tragédie de Mérimée qui va se jouer sous nos yeux.

On attend avec impatience l’ouverture, on fredonne déjà les airs si connus… Soudain la musique emplit la salle et les chanteurs entament l’histoire ; mais, ô désespoir ! la langue de Molière a été traduite dans celle de Goethe ! Quelle n’est pas notre surprise et notre déception. Cependant, la barrière de la langue semble vite oubliée lorsque s’élève le « ich liebe dich » de Don José… Et voilà qu’apparaît une Carmen provocante, une Carmen sensuelle : Carmen est belle. Les deux premiers actes ne sont que puissance des sentiments, orgueil et force de la séduction. Lorsqu’arrive l’entracte, on reste sur sa faim. Le décor et les costumes sont décidément trop allemands, on a vainement cherché une touche espagnole…


Le troisième acte comble les attentes. C’est la magnificence de l’amour: celui qui aime encore est confronté à celle qui n’aime plus.

Les dernières scènes se déroulent sur un fond drapé de rouge, Carmen a sorti sa plus belle robe de sévillane et son amant, son costume de torero. Ce pourpre évoque à la fois le sang, l’amour et le drame. On connaît la fin mais on n’ose y croire. Don José arrive et il lui dit combien il l’aime. L’air est mélancolique, rempli de désespoir, en même temps que l’aspiration d’être toujours aimé en retour. « Mais moi, Carmen, je t’aime encore. Carmen, hélas moi je t’adore … »

Carmen ne l’aime plus.

Le drame qui se déroule alors sous nos yeux est l’aboutissement d’un échange dialogué, chanté, poussé à l’extrême. José a tout dit, Carmen a tout défendu. Le militaire attire alors soudain l’espagnole contre sa poitrine et la frappe en plein cœur. L’amour a été le plus fort.