Au sous-sol, vers 12h, Sara Daniel et Farid Aichoune animent un débat sur le monde arabe.
Les évènements récents en Tunisie sont au cœur des discours. Le régime de Ben Ali que l'on pensait si stable vient de faire place à la démocratie.
Souhayr Benhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme, évoque la "belle Tunisie au jasmin et ciel bleu". Elle s'interroge sur la "contagion démocratique" dans les pays du Maghreb et de l'Orient. Elle parle d'influence de la Toile, de guerre numérique.
L'Europe semble considérer les pays arabes comme des pays figés, ne pouvant accéder à une démocratie à l'européenne. L'exemple de la Tunisie est un signal formidable.
Mais, l'historien Benjamin Stora préfère avancer l'idée selon laquelle "la Tunisie ne peut pas porter la responsabilité de toute la démocratisation du monde arabe". Il ne faut pas considérer qu'elle est "un laboratoire" ou "une avant-garde" de ce mouvement.
L'Egypte pourrait bien porter un regard sur la Tunisie, l'Algérie connaître des effets à long terme. Une maturation est possible.
La révolution verte étouffée en Iran est, quant à elle, le contre-exemple d'une éventuelle contagion.
Photo: leschroniquesdelouise
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