Photo: leschroniquesdelouise
lundi 20 juin 2011
Soleil de Méditerranée
lundi 6 juin 2011
Un peu d'Europe et d'Espagne à Bruxelles
Statues géantes, colonnes de colosse, escaliers de taille... Le Palais de justice de Bruxelles est le plus grand au monde, avec une superficie dépassant celle de Saint Pierre de Rome. Un travail de titan, inauguré sous le règne de Léopold II. Si le dimanche les immenses couloirs de l'édifice résonnent de silence, il est facile d'imaginer les avocats et juges circuler au sein de cet impressionnant lieu de justice durant la semaine.
Mais dans les rues plus éloignées du centre de la capitale, l'Europe est loin. Les maisons bruxelloises rappellent les spécificités d'un pays que l'Union européenne n'a pas (encore) changé.
Photos: leschroniquesdelouise
mercredi 13 avril 2011
A Libé, montez à la terrasse s'il-vous-plaît



L'après-midi, depuis le chantier de restauration des façades du Palais Royal. Les ouvriers ont vidé les lieux. Les pierres silencieuses se sont refait une beauté. Tout en haut des échafaudages, un décor grandiose attend le visiteur.



Photos: leschroniquesdelouise
jeudi 31 mars 2011
Dans l'appartement d'une parisienne
Vernissage à la Galerie des Galeries Lafayettes. Il est 19h15 et la salle d'exposition n'est pas encore pleine. On pénètre dans l'appartement d'une parisienne fictive, absente de ce décor qu'elle semble avoir quitté quelques minutes plus tôt.
Le Monde est déplié, abandonné sur le canapé; les tiroirs de sa coiffeuse sont encore ouverts laissant voir ses secrets de beauté. Dans la chambre à coucher, des mots manuscrits laissées par l'entourage de cette femme insaisissable ornent le mur.
La voix de l'acteur Stanislas Merhar laisse des messages sur le répondeur de l'occupante des lieux.
Sofia Achaval et Thibault de Montaigu - commissaires de l'exposition -sont assaillis par leurs invités. Le couple valse de groupe en groupe. Lui, l'écrivain. Elle, la styliste. Il est brun et Français, elle est blonde et Argentine.
Le groupe des artistes ayant participé à la reconstitution de cet appartement imaginaire se fait prendre en photo. Bertrand de Saint Vincent déambule dans la foule et salue des amis. L'évènement sera sans doute l'objet de son prochain "Sur invitation" du Figaro et Vous.
Un passage relie la salle au magasin où les invités se pressent autour du buffet. D'autres préfèrent jeter un coup d'œil sur l'étalage de livres sélectionnés pour l'occasion. Le guide de La Parisienne par Inès de La Fressange trône en bonne place.
Des coupes de champagne vides sont abandonnées un peu partout. Il est 20h35 et la jet-setteuse Eugénie Niarchos fait son entrée. Dommage elle est venue sans sa grande amie Charlotte Casiraghi. Il est 20h55 et la salle est encore pleine.
Le Monde est déplié, abandonné sur le canapé; les tiroirs de sa coiffeuse sont encore ouverts laissant voir ses secrets de beauté. Dans la chambre à coucher, des mots manuscrits laissées par l'entourage de cette femme insaisissable ornent le mur.
La voix de l'acteur Stanislas Merhar laisse des messages sur le répondeur de l'occupante des lieux.
Sofia Achaval et Thibault de Montaigu - commissaires de l'exposition -sont assaillis par leurs invités. Le couple valse de groupe en groupe. Lui, l'écrivain. Elle, la styliste. Il est brun et Français, elle est blonde et Argentine.
Le groupe des artistes ayant participé à la reconstitution de cet appartement imaginaire se fait prendre en photo. Bertrand de Saint Vincent déambule dans la foule et salue des amis. L'évènement sera sans doute l'objet de son prochain "Sur invitation" du Figaro et Vous.
Un passage relie la salle au magasin où les invités se pressent autour du buffet. D'autres préfèrent jeter un coup d'œil sur l'étalage de livres sélectionnés pour l'occasion. Le guide de La Parisienne par Inès de La Fressange trône en bonne place.
Des coupes de champagne vides sont abandonnées un peu partout. Il est 20h35 et la jet-setteuse Eugénie Niarchos fait son entrée. Dommage elle est venue sans sa grande amie Charlotte Casiraghi. Il est 20h55 et la salle est encore pleine.
vendredi 25 mars 2011
De l'espace aquatique au hammam



Le soleil a disparu et la mer est fade. Les vagues se fracassent sur le sable sous un ciel gris décidément peu convenable à ce paysage méditerranéen.
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dimanche 20 mars 2011
Bonnes espagnoles et bourgeois coincés

Carmen Maura ("Talons aiguilles", "Femmes au bord de la crise de nerfs", "Volver") est la tante de Maria, la nouvelle bonne des Joubert. Le couple bourgeois vient de se séparer de sa domestique bretonne et a décidé d'être à la mode, car "aujourd'hui, tout le monde a une espagnole à son service".
"Monsieur Jean-Louis" (Fabrice Luchini) - comme l'appellent gracieusement les habitantes du 6e étage depuis qu'il a fait déboucher leurs toilettes - tombe vite sous le charme de Maria et du folklore de son pays. Entre dîner de paella et messe à la paroisse espagnole de la rue de la Pompe, il tente de pénétrer dans un monde simple et plein de joie de vivre, ce qui lui était jusqu'alors bien inconnu.
La scène où il essaie de prononcer la fameuse "jota" de jamón ou encore lorsque Dolores vient téléphoner vers l'Espagne depuis l'appartement des Joubert, restent inoubliables.
Fabrice Luchini finit par partager le quotidien de ces immigrées espagnoles, tandis qu'une Sandrine Kiberlain très coincée, voit la situation - et son mari - lui échapper complètement...
Voir la bande annonce: Les femmes du 6e étage
samedi 5 mars 2011
Fashionistas et podiums
Semaine de la mode à Paris. Tandis que sur les podiums on présente les collections automne-hiver 2011, l'ouverture d'un espace éphémère rue Saint-Honoré attire le monde de la mode. La maison Chanel et le concept-store parisien Colette ont décidé de s'associer pour la première fois. On y trouve des vêtements, des sacs, des casques de moto, des appareils photo Leica, ainsi que d'autres accessoires de mode, et même des cupcakes à l'entrée. Cette collaboration de la maison de la rue Cambon et de Colette prendra fin au terme de la Fashion Week. A découvrir absolument.
Mais le plus grisant durant cette Fashion Week reste la sortie des défilés avec les tenues vestimentaires les plus sensationnelles, les VIP et leurs grosses lunettes noires, les rédactrices de mode toujours pressées de filer à un autre défilé.
Samedi après-midi, autour de Saint-Germain-des-Prés, l'évènement tendance de la journée est la distribution du Manifesto d'Yves Saint Laurent. Glissé dans un sac en coton imprimé collector, il présente la collection de la maison printemps-été 2011.
"J'offre une autre perspective d'une maison de luxe à une audience plus large", a déclaré Stefano Pilati, directeur artistique d'Yves Saint Laurent. Pour sa huitième édition, le Manifesto a également été distribué dans les rues de New-York, Londres, Milan, Tokyo, Hong Kong et, pour la première fois, Los Angeles.


"J'offre une autre perspective d'une maison de luxe à une audience plus large", a déclaré Stefano Pilati, directeur artistique d'Yves Saint Laurent. Pour sa huitième édition, le Manifesto a également été distribué dans les rues de New-York, Londres, Milan, Tokyo, Hong Kong et, pour la première fois, Los Angeles.
Photos: leschroniquesdelouise
lundi 28 février 2011
Lacroix évoque les femmes d'Orient
Pour le plus grand plaisir des yeux, des robes brodées de fils multicolores jalonnent les salles sombres du musée. De la Syrie à la Palestine, les femmes ont porté ces vêtements traditionnels. Aujourd'hui, les tenues occidentales ont pénétré leurs modes de vie.
Photos: leschroniquesdelouise
mercredi 23 février 2011
Identité catalane et Europe
Gare de Perpignan. Il est presque 15h20 et le TGV en provenance de Barcelone est annoncé. La ligne à grande vitesse ne fonctionne pourtant qu'à partir de Figueres. Les travaux n'en finissent plus, mais voilà que le "centre du monde" -selon la formule du peintre Dalí- est doté depuis peu d'une gare TGV toute neuve.
Sur les quais, on lit désormais le nom de la ville en catalan, Perpinyà. Rien de nouveau sous le soleil puisque, dans l'ancienne capitale des rois de Majorque, il est la langue numéro deux.
Mais le nouveau projet de jonction ferroviaire avec la Catalogne espagnole semble impliquer un certains nombre d'harmonisations nécessaires. Une fois que le train a démarré en direction de Paris, le conducteur souhaite un bon voyage dans la langue de Salvador Dalí.
Et jusqu'aux portes de la capitale, il annoncera ensuite chaque gare en castillan. Comme il est étrange d'entendre de l'espagnol dans un TGV. Puis, que "la Renfe vous souhaite une bonne soirée" une fois arrivés gare de Lyon à Paris.
Que l'Espagne est loin, et qu'elle semble proche soudainement. C'est cela l'Europe. C'est la volonté de rendre plus proches deux capitales. Madrid ne sera plus très loin de Paris une fois le projet TGV terminé. Il suffira de prendre l'AVE jusqu'à Barcelone, puis le Train à Grande Vitesse avec la SNCF pour un voyage de moins de six heures jusqu'à la ville lumière.
L'identité catalane était au plus fort de son existence samedi dernier lors des funérailles du grand chanteur Jordi Barre. Quelques 1.200 personnes étaient venues lui rendre un dernier hommage à la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Perpignan. L'auteur-compositeur catalan s'était produit à l'Olympia, et même au Japon. La Catalogne pleure l'emblématique voix a capella du Roussillon.
Sur les quais, on lit désormais le nom de la ville en catalan, Perpinyà. Rien de nouveau sous le soleil puisque, dans l'ancienne capitale des rois de Majorque, il est la langue numéro deux.
Mais le nouveau projet de jonction ferroviaire avec la Catalogne espagnole semble impliquer un certains nombre d'harmonisations nécessaires. Une fois que le train a démarré en direction de Paris, le conducteur souhaite un bon voyage dans la langue de Salvador Dalí.
Et jusqu'aux portes de la capitale, il annoncera ensuite chaque gare en castillan. Comme il est étrange d'entendre de l'espagnol dans un TGV. Puis, que "la Renfe vous souhaite une bonne soirée" une fois arrivés gare de Lyon à Paris.
Que l'Espagne est loin, et qu'elle semble proche soudainement. C'est cela l'Europe. C'est la volonté de rendre plus proches deux capitales. Madrid ne sera plus très loin de Paris une fois le projet TGV terminé. Il suffira de prendre l'AVE jusqu'à Barcelone, puis le Train à Grande Vitesse avec la SNCF pour un voyage de moins de six heures jusqu'à la ville lumière.
L'identité catalane était au plus fort de son existence samedi dernier lors des funérailles du grand chanteur Jordi Barre. Quelques 1.200 personnes étaient venues lui rendre un dernier hommage à la cathédrale Saint Jean-Baptiste de Perpignan. L'auteur-compositeur catalan s'était produit à l'Olympia, et même au Japon. La Catalogne pleure l'emblématique voix a capella du Roussillon.
dimanche 20 février 2011
Skieurs et blancheur pyrénéenne
Alors que les amandiers sont en fleurs dans la plaine du Roussillon, la neige pare encore les sommets pyrénéens de sa blancheur immaculée.
Les moniteurs de l'ESF semblent en vacances. Ils s'élancent seuls sur les pentes rouges et noires.
Photos: leschroniquesdelouise
jeudi 10 février 2011
Colin Firth sous les projecteurs
Le génial Colin Firth vient de décrocher le Golden Globe du meilleur acteur pour sa prestation dans Le discours d'un roi. Le film actuellement à l'affiche suscite un véritable engouement dans le public britannique et étranger. Même la reine Elisabeth II a beaucoup apprécié ce long-métrage qui retrace l'histoire de son père.
A la veille de la seconde guerre mondiale, George VI monte sur le trône alors qu'il essaie de se défaire de son bégaiement. S'exprimer en public relève pour lui d'une véritable torture. Grâce à l'aide du thérapeute Lionel Logue, le roi prononce son premier discours de guerre et redonne courage à tout le peuple britannique.
Un film aussi drôle qu'émouvant qui dévoile la vie de ce souverain relativement mal connu.
Colin Firth a certes un peu vieilli, mais comment ne pas oublier le séduisant Mr. Darcy de l'adaptation de Pride and Prejudice sur la BBC? Ce rôle lui a longtemps collé à la peau, donnant de lui l'image d'un homme timide.
Mais aujourd'hui, à 49 ans, l'acteur a une filmographie considérable derrière lui. Sa prestation dans A single man de Tom Ford l'année dernière lui a valu le prix d'interprétation masculine au Festival de Venise. Sa nomination aux oscars le 25 janvier dernier est certainement la dernière étape avant le couronnement de toute sa carrière.
A la veille de la seconde guerre mondiale, George VI monte sur le trône alors qu'il essaie de se défaire de son bégaiement. S'exprimer en public relève pour lui d'une véritable torture. Grâce à l'aide du thérapeute Lionel Logue, le roi prononce son premier discours de guerre et redonne courage à tout le peuple britannique.
Un film aussi drôle qu'émouvant qui dévoile la vie de ce souverain relativement mal connu.
Colin Firth a certes un peu vieilli, mais comment ne pas oublier le séduisant Mr. Darcy de l'adaptation de Pride and Prejudice sur la BBC? Ce rôle lui a longtemps collé à la peau, donnant de lui l'image d'un homme timide.
Mais aujourd'hui, à 49 ans, l'acteur a une filmographie considérable derrière lui. Sa prestation dans A single man de Tom Ford l'année dernière lui a valu le prix d'interprétation masculine au Festival de Venise. Sa nomination aux oscars le 25 janvier dernier est certainement la dernière étape avant le couronnement de toute sa carrière.
Voir la bande-annonce du discours d'un roi
jeudi 3 février 2011
Des poneys qui font rêver de Grèce ensoleillée
Quarante ans après leur publication, Michel Déon a réédité ses Poneys sauvages.
Dans les premières pages du volume, l'auteur explique sa démarche et comment il a reconnu les faiblesses de son roman. Il raconte l'aisance qu'il a trouvé à imaginer un dialogue amoureux entre ses deux héros, Sarah et Georges. Les 500 pages font courir le lecteur dans la période d'après-guerre, de Londres à Paris, en passant par l'Irlande.
Puis, au fur et à mesure que la trame se déroule, les personnages délaissent Paris pour les îles grecques. Tandis que l'un refait sa vie sous un nouveau nom, l'autre loue une maison sur les côtes helléniques. Une jeune fille dont la beauté froide ressemble à celle d'une déesse, sillonne la mer Égée pour faire revivre le souvenir de son frère adoré.
Ces vies sous le soleil de Grèce rappellent le Voyez comme on danse de Jean d'Ormesson, là où la disparition de Romain permet d'évoquer le début d'une grande amitié sur l'île de Patmos. Un couple vient ensuite trouver son nid d'amour entre la mer et la chaleur de Grèce, laissant loin derrière lui ses obligations parisiennes.
A la relecture de ses deux chefs d'œuvre, comment ne pas rêver d'été ensoleillé tandis que Paris s'enveloppe dans son froid hivernal?
Dans les premières pages du volume, l'auteur explique sa démarche et comment il a reconnu les faiblesses de son roman. Il raconte l'aisance qu'il a trouvé à imaginer un dialogue amoureux entre ses deux héros, Sarah et Georges. Les 500 pages font courir le lecteur dans la période d'après-guerre, de Londres à Paris, en passant par l'Irlande.
Puis, au fur et à mesure que la trame se déroule, les personnages délaissent Paris pour les îles grecques. Tandis que l'un refait sa vie sous un nouveau nom, l'autre loue une maison sur les côtes helléniques. Une jeune fille dont la beauté froide ressemble à celle d'une déesse, sillonne la mer Égée pour faire revivre le souvenir de son frère adoré.
Ces vies sous le soleil de Grèce rappellent le Voyez comme on danse de Jean d'Ormesson, là où la disparition de Romain permet d'évoquer le début d'une grande amitié sur l'île de Patmos. Un couple vient ensuite trouver son nid d'amour entre la mer et la chaleur de Grèce, laissant loin derrière lui ses obligations parisiennes.
A la relecture de ses deux chefs d'œuvre, comment ne pas rêver d'été ensoleillé tandis que Paris s'enveloppe dans son froid hivernal?
mardi 25 janvier 2011
Amours japonaises à l'Opéra Bastille
Micaela Carosi interprète la dame Papillon ce mois-ci à l'Opéra Bastille.
Des costumes épurés et un décor très sobre sur lequel varient des lumières bleue, rouge et orangée, sont le fruit d'une mise en scène signée Robert Wilson.
Acte I. Les personnages dans leurs longues robes semblent glisser d'un bout à l'autre de la scène. Un choeur de geishas accompagne Cio-Cio-San (madame Papillon) pour sa cérémonie de mariage. Des serviteurs aux allures de samouraïs accourent sur les ordres de l'entremetteur Goro. Quelques ombres chinoises égayent ce décor japonais.
Dans la fosse, les cymbales viennent mettre le point final au chant d'amour de madame Butterfly.
A l'entracte, coupes de champagne, manteaux de fourrure et rouges à lèvres parsèment la foule. On parle anglais, italien, russe. Un groupe de japonais fait la queue pour avoir des sandwichs. Une dame aux cheveux gris explique les amours contrariées de la jeune geisha à sa petite fille.
Lorsque résonne l'air "Un bel di, vedremo", la douleur de Madame Butterfly est si palpable que ses chants traduisent ses pleurs.
Pinkerton avait pris son engagement à la légère. Il revient avec une épouse américaine. "Chi é la donna? - E la sua moglie". La vérité frappe de plein fouet madame Butterfly. Tout a changé. Son amour a été trompé et voilà que Pinkerton réclame l'enfant.
La scène finale rappelle étrangement celle de Carmen. Un amour devenu non partagé.
L'héroïne japonaise se poignarde et son époux ne peut que lui crier pour les dernières fois "Butterfly! Butterfly! Butterfly!" avant que le rideau ne tombe.
Photos: leschroniquesdelouise
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